Bicentenaire de Napoléon, le Général CAMBRONNE à Poligny

Bicentenaire de Napoléon

6 mars 2015

C'est avec stupeur que quelques chanceux spectateurs ont pu observer l'arrivée du Général CAMBRONNE, ce vendredi au village de Poligny.

Bravo à ces amoureux d'histoire pour ce spectacle hors du commun et tellement surprenant.

Bicentenaire de la remontée de l’Empereur en marche vers Paris en 1815

Le 1er mars 1815, Napoléon, revenu sur le sol français pour reconquérir son trône après dix mois d'exil sur l'île d'Elbe, arriva par la mer sur la plage de pêcheurs de Golfe-Juan, avec un millier de fantassins et une centaine de cavaliers de ce fidèle régiment polonais... Après un bivouac à Cannes, le cortège partit à l'aube pour un parcours périlleux destiné à éviter la Provence royaliste.

Deux cents ans après, des cavaliers de la Garde impériale, des figurants fous de reconstitutions napoléoniennes, sont partis dimanche des rives de Golfe-Juan, dans les Alpes-Maritimes, pour rallier en 7 jours Grenoble, sur les pas de l'empereur Napoléon 1er revenant de son exil à l'île d'Elbe. 330 km, avec neuf autres cavaliers et de nombreux fantasins.

Vers 13 h, le Vicomte Pierre Jacques Etienne CAMBRONNE, commandant du 1er Régiment de lanciers polonais, arrive à Poligny.

"Les trois quarts du temps nous serons sur les chemins empruntés par Napoléon, un retour en arrière de deux siècles", se délecte par avance Bernard Symzack, éleveur de chevaux dans la Nièvre, bientôt colonel Jerzmanowski armé d'une lance et coiffé d'une "czapka" typiquement polonaise. Il s'est aussi laissé pousser d'énormes rouflaquettes, qui vont s'épaissir d'ici les fastueuses commémorations belges, en juin, de la bataille de Waterloo.
Pas question de suivre la route moderne asphaltée mais des chemins ancestraux foulés aussi par les Romains. Seuls des purs-sangs arabes, très endurants, "peuvent tenir" sur ce trajet montagneux, souligne le commandant des cavaliers. "Nous avons privilégié non pas la quantité de cavaliers, mais la concision historique, en réalisant les vraies étapes aux vraies dates".

Une façon de rendre hommage à "ces braves fantassins qui l'ont fait à pied et ont dû en baver sur ces petits chemins de muletiers escarpés et parfois enneigés". Une mule chargée d'or bascula d'ailleurs un jour dans un ravin. "Les lanciers étaient néanmoins très bien reçus par la population qui souvent les hébergeait. Rien de comparable avec la retraite de Russie, où les gens étaient agressés, avaient faim et froid!"

Napoléon fit son retour triomphal à Paris le 20 mars, rejoint en chemin par d'autres soldats nostalgiques: il reprit le pouvoir pour "Cent jours" jusqu'à son ultime défaite à Waterloo. "Une fois de plus, la France se donna à lui comme une belle fille à un lancier", écrivit Balzac.






Merci au Gîte des Foulons pour avoir partagé ces magnifiques photos.
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